Blabla

Blabla – 20 ans!

Que dire sur cet enfant que je n’ai pas encore écrit ici ou sur l’ancien blog?

Chaque jour, je remercie je-ne-sais-trop-quoi-ou-qui de m’avoir donné un fils comme lui. Baptiste est né le 12 février 1998 à 19h58, treize heures après un début de travail qui a été comme tout le reste de son existence: en douceur.

Je me souviens parfaitement de ce jour-là. Depuis d’autres souvenirs se sont certainement perdus en chemin, je n’ai pas les neurones infaillibles mais ce jour-là reste gravé comme l’un des plus importants de ma vie.

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Je vivais seule à l’époque puisque le père de mon futur bébé et moi, nous sommes séparés au milieu de la grossesse (les hommes ne savent pas toujours tenir leur pantalon et c’est une faute que je ne sais pas pardonner). Je vivais seule donc, à Paris et ma soeur qui travaillait de nuit à l’époque, venait dormir chez moi après son travail pour ne pas que je reste seule au cas où… Un matin, où elle venait de débaucher, l’entendre rentrer m’a réveillé et comme toute bonne femme enceinte qui se respecte, j’ai automatiquement eu envie d’aller faire pipi. C’est donc un peu après 6h du matin que j’ai perdu les eaux en sortant des toilettes. Je n’étais pas anxieuse pour un sou. Faut dire que pour ne pas me stresser davantage, j’avais volontairement zappé les préparations à l’accouchement proposés. Je me voyais mal à 21 ans affronter le regard de tous ces couples légitimes dans ce genre de cours… Forcément quand tu ne sais pas vers quoi tu vas, tu as un peu d’appréhension mais à 21 ans, tu as la naïveté de ton âge.

A la clinique, tout le monde a été aux petits soins et quelques heures après mon arrivée, j’ai eu le droit au luxe suprême de la péridurale. J’écris « luxe suprême », je me fou un peu de la gueule du monde parce qu’entre la perte des eaux et l’anesthésie, je n’ai pas eu une seule contraction. Si bien, que j’ai toujours pu affirmer haut et fort, avoir accouché sans connaitre cette odieuse (selon les copines) douleur… Les deux principaux souvenirs de ces treize heures d’attente sont le regard de la sage femme quand je lui ai demandé une couverture parce que j’avais un peu froid (vingt ans après, rien n’a changé, je suis une frileuse de chaque instant) et le sourire de mon gynécologue lorsqu’il m’a retrouvé endormie sur la table de travail (treize heures sans que rien ne se passe, c’est un peu long!).

A 19h58, ma vie a changé. Je n’allais plus jamais être seule de toute ma vie jusqu’à ce jour, où j’écris sur l’ordinateur. Je n’allais plus jamais ressentir cette insouciance de ne se préoccuper que de soi. A partir de cette heure précise, j’ai passé le reste de ma vie à être deux. Parfois plus, au gré de mon histoire personnelle, mais à tout jamais deux.

Il a été mon petit bonheur, ma lumière, mon moteur, ma fierté, la source de toutes mes inquiétudes aussi parfois (la vie de maman n’est pas un long fleuve tranquille). J’ai grandi, muri et beaucoup apprit avec lui. De sa petite menotte qu’il engouffrait dans ma main à sa paluche de géant qu’il pose sur mes épaules aujourd’hui, rien n’a changé dans ce geste et je continue d’y voir toute la confiance qu’il a placé sur ma petite personne et sache-le, ça te fou une sacré pression pour le restant de tes jours!

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Je n’ai pas toujours été une bonne fille, une bonne amie, une bonne soeur (ahah), une bonne épouse (ou petite-amie) mais j’ai toujours essayé d’être la meilleure mère possible pour lui. Et à ce jour, je n’ai aucun regret sur les choix que j’ai du faire (souvent seule) ni sur l’éducation que je lui ai donné. De bébé adorable, il a été un enfant facile, un adolescent pas si ingrat que ça (malgré son surnom sur la toile) et il devient un tout  jeune homme aussi beau à l’intérieur qu’à l’extérieur (et non, il n y’ a pas que moi qui le dit!). Bien sure tout n’a pas été tout rose mais nous avons eu la chance d’être incroyablement bien entourés tout au long de notre vie à deux, que ce soit par mes parents, mes frères, ses grands parents paternels, John qui fait encore tellement parti de sa vie, Ludo et les siens, tous ces personnes sont notre famille. Sa famille aux multiples « branches rapportées » comme on dit mais qui fait d’elle, une famille aux quatre coins du monde.

20 ans. C’est assez fou à écrire pas vrai? Depuis que je suis maman, sa maman, ses anniversaires à lui, sont bien plus choquants pour la prise d’âge que les miens! A lui seul, il a su combler mon désir de maternité. Je n’ai jamais éprouvé le besoin, ni l’envie d’un deuxième enfant. Avec le recul, je crois que je n’aurais pas pu aimer un autre enfant autant que je l’aime. L’histoire, notre histoire a été si forte, si intense parfois qu’il aurait été impossible d’y glisser un autre protagoniste. Il y a 20 ans, il aurait été inenvisageable pour moi de le laisser acheter une baguette de pain à la boulangerie du coin sans  surveillance… Aujourd’hui, c’est un homme autonome et indépendant qui part parfois seul à l’autre bout du monde rejoindre une partie des siens. Je suis si fière de lui avoir offert cette vie, cette famille, cette éducation et d’observer comme il sait faire bon usage de tout ce que nous lui avons appris eux et moi, ensemble.

Rien n’est jamais fini quand on devient maman, on le reste à vie. Il me reste à le guider encore un peu, la vision de son avenir reste un sujet un peu flou pour lui et une source d’inquiétude permanente pour ma pomme. Après une année de droit à l’université où il a comprit que ce n’était définitivement pas pour lui (je ne suis pas le moins du monde étonnée, je connais mon enfant comme ma poche XD), il se cherche encore… Je serais là. Comme je le suis depuis son tout premier souffle. Et jusqu’à mon dernier.

J’aurais 42 ans dans quelques mois mais aujourd’hui, mon fils a 20 ans.

10 commentaires sur “Blabla – 20 ans!

  1. Olalala Kaki, j’ai la larme à l’œil et j’ai failli rater ma station de metro. Ton récit est un hommage et un vrai souvenir de ses 20 ans pour plus tard.

    Tu peux être fier ! Tu as de quoi !
    Bon anniv à lui !
    Je vous embrasse

    Aimé par 1 personne

  2. coucou!

    les premiers instants de nos enfants résonnent en nous bien des années plus tard comme si le temps n ‘avait pas eu de prise….tu te rappelles de ces précieux moments avant ta grossesse et bien après, j’ai tout gardé de cette journée et des mois avant mon accouchement sur un journal spécial grossesse, photos!!!
    je me retrouve dans tes propos, sauf que pour ma part j ai deux filles de 24 et 26 ans,j’ai 11 ans de plus que toi aussi, et j’ai eu le papa pendant ma grossesse car j’avais de très gros problémes ou j’étais alitée et en arrêt….
    mon seul regret a été de ne pas avoir pû ou eu le temps de faire un enfant avec mon chéri suédois lorsque je l’ai connu en 2004…on en a parlé et puis , la vie a repris sa course….
    ton fils a su se construire car il a eu et a des bases solides, une famille qui l’entoure, l’aime , le soutient , le comprend, même en étant en couple, un enfant n’a pas toujours cela , mais il y a bien d’autres supports , bien d’autres modèles dans la vie ,pour se construire, des grand-parents, une mére, ou un père, il y a tant de parents toxiques…..

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  3. Kaki , quel bonheur de te lire et surtout de lire ce merveilleux article plus qu’émouvant
    20 ans d’amour maternel ça compte ( et ça ne nous rajeunit pas )
    bisous ma belle ,
    à bientôt ( maintenant que tu publies régulièrement , visiblement ) ( et que je prends le temps de lire mon fil d’actu sur HC ) ( plusieurs mois de désertion , je sais , c’est pas bien )

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