Lecture

Lecture – L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante.

Il est plus que temps de te reparler de la sage d’Elena Ferrante qui avait fait frétiller le monde de la littérature l’année dernière. J’ai enfin lu au début de l’été, la fin de cette quadrilogie qui porte tellement bien son nom: L’enfant perdue. Ce n’est pas tant l’enfant que l’on perd mais plutôt le lecteur…

elenaferrante

A la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa. L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix. Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du XIXe siècle, un monde qu’on n’oublie pas.

Que ce fut laborieux de se remettre dans cette histoire, je trouve le délais de publication entre les tomes extrêmement long pour ce genre de saga. Il y a une quantité de personnages et laisser passer plusieurs mois entre les différentes parutions est un pari risqué. Le temps de se remémorer tout ce petit monde, les tenants et les aboutissants, on vient déjà de lutter sur plus d’une centaine de pages.

Je me suis bien entendu accrochée (tu connais mon avis sur le sujet d’un livre commencé) et quelle déception!

On ne comprend le titre de cet ultime volet, une fois la moitié du roman ingurgité. Je n’ai pas retrouvé la magie des 3 premiers romans, même si on retrouve Naples et la vie du quartier, tous les personnages qui avait façonnés cette saga.

Dans cet ultime volet, trop de répétition, de rabachage, de questionnement existencielle sans y apporter aucune réponse. Léna devient de plus en plus orgueilleuse ce qui finit par la rendre antipathique, Lila reste égale à elle-même narcissique au possible qui pense que la Terre tourne autour de son nombril. Les amours contrariés de l’une et l’autre avec Nino tournent en boucle, comme pour remplir un vide incontestable d’intrigue.

Je reste ravie d’avoir découvert 60 ans de l’histoire italienne au travers de ce roman et même si je suis vraiment déçue par le dénouement, je ne dirais pas non, à une version par Lila.

5 commentaires sur “Lecture – L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante.

  1. Coucou
    Je ne suis pas aussi sévère que toi sur ce coup.
    Je suis d’accord sur les personnages mais je trouve que ça les rend plus humaines et malgré un sentiment antipathique à leur égard par moment-souvent (une envie de les secouer) c’est pour moi aussi une force de ces romans.(Le principal reste l’Histoire )
    J’aime bien les non réponses dans les romans, ça laisse au lecteur une part de « rêve « . Je n’ai pas eu l’impression qu’il y ait eu plus de redites que dans les autres …faut être honnête il y en a beaucoup sur les 4 tomes…
    Est ce le temps de publication, le format tétralogie qui peut aussi essouffler les lecteurs/lectrices ? ! Je pense que ça joue.
    Et puis, les 3 1ers tomes étaient tellement dans un rythme soutenus.
    Je ne pense pas non plus avoir envie de lire une version par Lila. ..c’est en projet?
    La série en revanche, je la regarderai.
    Et je vais aussi tenter d’autres livres de cette autrice 😘😘

    Aimé par 1 personne

    1. Non, non pas de projet, je n’ai rien vu passer à ce sujet. En même temps l’auteur est tellement mystérieux!
      Pour lire autre chose du meme auteur, je passe mon tour… J’ai déjà tellement de mal à me plonger dans une lecture en ce moment que c’est pas la même de rajouter une difficulté supplémentaire XD

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  2. J’ai aimé cette histoire, les personnages cette époque car j’adore l’Italie et je ne connaissais pas vraiment ces périodes, j’ai envie de visiter Naples pour être au « même endroit » …
    ET j’ai pleuré quand j’ai appris la disparition de la petite fille, un vrai drame une question jamais résolue … J’ai adoré attendre entre les tomes (bizarrement je les ai toujours lus en vacances l’été et le dernier en Italie, à Florence, Pise sur les traces de Lenu comme un pélerinage …)
    Gare si cela sort en film au choix des personnages je serai intraitable ! Moi c’est avec beaucoup de mélancolie que j’ai terminé cette saga et même si on a eu des longueurs des imperfections ces personnages me manquent …Je suis bien consciente que c’était la fin mais on s’attache à ces personnages.
    Fan inconditionnelle je vais essayer de lire Helena Ferrante dans d’autres romans, peut-être même en italien …

    Aimé par 1 personne

    1. Effectivement tu as l’air d’avoir eu un sacré coup de coeur, en même temps tu as de très jolis souvenirs qui sont associés à ces lectures.
      Si tu ne connais pas, je te conseilles « Les enfants de Venise » de Luca Di Fulvio qui se passe en Italie et que j’ai rééellement dévoré 😉

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      1. C’est qd même assez rare que je pleure pour un livre effectivement … Je note ce livre çà m’intéresse :! Et je suis ravie de te retrouver là après l’ancien blog que je suivais assidûment !

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