Blabla·Indiscrétions

De l’importance du changement…

Je reviens après plus de 6 mois d’absence et je te colle un billet de voyage. La Pologne, encore. Je suis un peu gonflée pas vrai? J’ai senti comme une pointe d’agacement dans ta lecture, un peu de frustration aussi, si encore une fois tu ne me suis pas sur Instagram, tu as dû te demander où Diable j’étais passée.

On s’était quittés en novembre dernier, j’étais en pleine débâcle intérieure, à lutter contre mes démons, à tenter de ne pas me noyer dans le bordel de ma vie. Faire semblant dans la vraie vie, on n’a pas toujours le choix mais faire semblant sur les internets, ça demandait une énergie que je n’avais pas. Et puis, je refuse de mentir par ici, parce qu’avant tout il s’agit de mon carnet de route personnel et quel intérêt de me mentir à moi-même? Alors j’ai éteins les lumières et chercher d’autres projets pour me sauver.

Mon couple était déjà à la dérive depuis longtemps mais vu mon état, il n’était pas ma priorité, et j’ai regardé ailleurs. J’ai eu des idées noires, voir morbides et lors d’une visite chez mon médecin à la banale phrase « comment allez vous Mme Karen? », je me suis effondrée, les larmes ont coulé et j’étais bien incapable d’expliquer pourquoi. La question était plutôt sympathique et bienveillante, une question de routine pour un généraliste, j’imagine et sa tête en me regardant pleurer sans pouvoir ouvrir la bouche, est gravée dans ma mémoire. Tu te doutes bien que je suis ressortie de son cabinet avec une ordonnance prescrivant des pilules de bonheur, vite fait, bien fait et un conseil : celui d’aller consulter un spécialiste. Je l’ai fait, deux fois et après la seconde séance quand j’ai voulu reprendre un rendez-vous après lui avoir fait un chèque de 50€ (non remboursé), il a déclaré qu’il était inutile de revenir. Passer une heure par semaine, à regarder le bois de son bureau sans ouvrir un mot était selon lui, pas très constructif. Soit.

Je le savais, les gens qui trifouillent dans la tête d’autres gens, c’est un peu ma phobie. Pour certaines, ce sont les araignées, moi j’ai peur des psy-trucs. Et quand j’ai peur, je suis bloquée, paralysée, muette et rien ne me fera parler.

Avec les pilules du généraliste, ma vie allait beaucoup mieux. Je me posais forcément moins de questions et les réponses ne m’obligeaient plus à me mettre en position latérale de sécurité à même le carrelage de la salle de bain. Là aussi , n’essaye pas de savoir pourquoi mais quand je touche le fond, j’ai besoin d’être en contact d’un sol en carrelage et je n’ose imaginer vivre dans un endroit qui n’en aurait pas, impossible. Les psy qui passent par ici, surtout il ne faut pas rester là Messieurs, Dames, circulez y à rien (ou trop), rien à psychanalyser par ici!

Un soir de décembre où j’ai victorieusement réussi à rentrer chez moi sans sauter par dessus le pont de l’Escaut, j’ai déclaré que j’allais partir faire Saint Jacques de Compostelle en avril prochain. Les deux hommes qui vivent avec moi (mon mec/coloc et mon fils de 22 ans, pour ceux qui débarquent), ont opiné du chef et fini leurs assiettes en silence. Et je me suis jetée dans ce projet à coeur perdu (si si coeur perdu), j’ai demandé et obtenu un congé sans solde dans la foulée, un peu prise pour une extra terrestre par ma hiérarchie qui n’avait jamais eu affaire à ce genre de requête visiblement. Voilà autre chose, la grande gueule du service, toujours à sortir le texte de loi de sa casquette de syndicaliste qui part pour une quête spirituelle! On m’a regardé de haut aussi et comme pour tout le reste dans ma vie, j’ai fait semblant de ne rien voir. C’est vrai ça, les gens de ma condition (on y reviendra, promis) ont des envies maintenant? On aura vraiment tout vu.

– Je ne pensais pas qu’évoquer cette période par ici, aujourd’hui serait encore si difficile – 

Et puis, il a fallut amadouer le corps médical pour la maladie chronique et qu’ils acceptent le départ. A la réponse du pourquoi ce pèlerinage, pourquoi maintenant, c’est à eux seuls que j’ai osé dire la vérité.

Si je ne pars pas, je vais mourir.

J’ai soutenu leurs regards et je crois qu’ils ont compris en une seconde que je ne plaisantais pas. On a fait des examens plus approfondis cette fois, pour valider mon projet.  On a demandé à des collègues à des points stratégiques de mon pèlerinage d’effectuer le relevé de mes compteurs corporels. Tout était enfin en bonne voie et la date de départ confirmée : le 2 avril 2020. Et je n’ai plus eu envie de mourir.

Mais la vie est une pute.

 – J’ai quand même la désagréable impression de me répéter souvent à ce sujet ! –  

Je crois que c’est mon boulot qui m’a fait sombrer. Le reste prenait l’eau depuis un moment, plus longtemps qu’un moment d’ailleurs, je subissais ma vie mais un jour pas plus con qu’un autre, une question est venue ma tarauder et ne m’a plus quitté :

– Qu’ai-je réalisé dans ma vie ?

Tu te doutes de la réponse et c’est bien ce RIEN qui m’a définitivement fait trébucher. J’allais avoir 44 ans, je n’étais ni heureuse, ni malheureuse, je ne ressentais plus rien du tout et EN PLUS, je n’avais rien fait de ma vie. J’avais l’impression de peser le poids d’un camion benne chargé de mercure (j’ai faillit mettre toute l’influenza dans mon camion benne mais c’est pas le sujet) et tout était devenu une lutte. Dormir (sous cachet), me lever, travailler, me laver, cuisiner, vivre (sous cachet), sourire, tout était devenu si difficile dans un quotidien dont je ne voyais aucun échappatoire.

Tu sais ce qui me serre encore le coeur aujourd’hui? Personne n’a rien vu. Personne. Non personne. Ni l’homme qui vivait avec moi, ni mon fils, ni mon père, ni que que ce soit à part ce gars, un soir, en sortant du boulot, qui m’a demandé si j’avais fait tomber quelque chose dans l’eau tellement je devais y sonder la profondeur. Tous ces gens à qui je donnais visiblement beaucoup trop d’importance sans retour. Et les yeux qui s’embuent de nouveau. Merde. Respire, Karen.

Partir pour Saint Jacques de Compostelle, c’était me sauver moi-même en faisant enfin quelque chose de ma vie. Pour moi. Seulement. M’extraire le temps de quelques semaines/mois de cette vie, le temps de quoi? A ce stade, je n’avais pas de réponse.

Partir, c’était me sauver sur le moment. C’était ça mon idée. Le reste, on improviserait le moment venu. Et puis, il y a eu ce virus. Et puis, il y a eu ce confinement. Et puis, et puis, et puis…

Le 19 mars, je continuais donc un travail sans aucun sens mais en télétravail. Le bon coté, c’est que je ne pouvais plus jouer ma vie deux fois par jour, sur le pont. Et puis, au bout de 10 jours, un clin d’oeil de mon étoile (je suis totalement perchée, si tu avais des doutes, je crois que cette fois c’est clair?), un appel suite à une énième candidature pour réintégrer la Fonction Publique. Ma candidature en décembre dernier, suivi d’un entretien en janvier avait été positif et on m’attendait dans ma nouvelle administration pour le 01 avril 2020.

Pour la faire courte, je suis depuis mon arrivée dans le nord, en disponibilité de la Fonction Publique Hospitalière au sein de l’AP/HP. Régulièrement, j’ai postulé sur des postes de même niveau dans la Fonction Publique Territoriale, pour ce que l’on appelle dans le jargon, un poste en détachement mais je n’ai jamais eu de retours positifs. La paperasse que représente ce genre de mouvement administratif est un peu trop compliqué et long, pour s’y prendre la tête, j’imagine. 

Suite à ce coup de fil, ça a été très compliqué. Les accords pour détachement sont très longs, il faut qu’ils soient signés par un tas de personnes qui ont bien évidement un milliards d’autres choses à régler pendant une crise sanitaire, surtout au sein de l’AP/HP. Et j’ai donc du démissionner sans avoir autre chose qu’un accord de principe verbal.

YOLO.

J’ai démissionné, en demandant à raccourcir mon préavis pour être libérée de mes fonctions 11 jours plus tard. Comme je faisais un boulot de merde, tu te doutes bien que je n’étais pas irremplaçable et que ça a été accepté dans la foulée. Le 31 mars, je ramenais donc sur site, le matériel informatique, je n’ai dit au revoir, ni prévenu aucun de mes collègues de cette démission, crise sanitaire oblige et je suis partie sur la pointe des pieds. A la sortie du bâtiment, j’ai marché 500 mètres, je me suis retournée, me suis assise sur ce fameux parapet (qui me séparait dangereusement du fleuve) et j’ai regardé l’immeuble. J’ai pleuré. Longuement. En silence. Au bout de 20 minutes, je suis retournée à la voiture et je suis rentrée chez moi.

Durant le mois d’avril, j’ai eu très peu de nouvelles de ma nouvelle administration et j’ai croisé les doigts très fort pour avoir un salaire à la fin du mois. Seul signe qui me rassurerait sur le fait que tout se soit bien déroulé entre les deux administrations (je n’ai reçu l’acte de détachement officiel que début mai puisque La Poste, toi même tu sais). Au pire, le plan B était déjà en route dans mon cervelet qui ne s’arrête jamais parce qu’il faut savoir qu’un agent de la fonction publique en disponibilité, a le droit de travailler dans le privé pendant cette période mais ne peut en aucun cas bénéficier du chômage même si il y cotise dans son activité relevant du privé. Autant te dire que j’avais chaud au derrière!

Le plan B? L’obligation de réintégrer en urgence l’AP/HP et d’être logée chez ma maman à une centaine de kilomètres de Paris, bout de ligne du RER D (là encore, ceux qui savent, ben savent..) en attendant de pouvoir retrouver un détachement autant dire une vie mais bref, ce n’est pas la peine d’aller plus loin dans mes névroses, le pire ne s’est pas produit.

Je suis officiellement en détachement sur une structure dépendant du Conseil Régional du Département NORD.

Et puis, il y a eu ce confinement de 6 semaines, un suivi de tous les diables par mon médecin généraliste, un ajustement des traitements en cours et puis surtout, il a fallut aller puiser au plus profond de mes entrailles, l’énergie nécessaire pour ne pas sombrer mais surtout pour tout remettre à plat.

On va vendre la maison, je vais partir d’ici et recommencer seule (avec mon fils mais il a 22 ans pour rappel). Il va encore falloir serrer les dents mais je vois tellement de signes dans tous ces changements que je ne peux pas ne pas y arriver et puis, un jour je partirais vers Saint Jacques, certainement en plusieurs fois, parce que je sais que si je suis encore ici, c’est grâce à ce chemin. Ce projet qui m’a porté dans les mois les plus sombres de ma vie.

Aujourd’hui, je retourne au travail. Aujourd’hui, je vais commencer à poser la première pierre d’un futur qui n’appartiendra qu’à moi. Ca ne se fera pas en un jour, mais je suis un peu plus sereine. Pas sauvée non, mais j’ai décidé de me battre et ça, c’est une jolie promesse.

38 commentaires sur “De l’importance du changement…

  1. Je t’ai suivie ces dernières semaines et je ne mesurais pas tout ça. Je suis heureuse de savoir que tu as pris des décisions qui te permettront d’aller de l’avant, de construire à nouveau, plutôt que de sombrer. Tu es une battante ma Kaki. Presque 10 ans maintenant que je te « connais », mais connait-on vraiment les vies intérieures de chacun ? Je te souhaite le meilleur dans tous ces changements, ce nouveau travail. Tu connais ma passion pour la rando et ma localisation. S’il te prend l’envie de faire un bout de chemin de Compostelle, et d’avoir envie de compagnie quelques jours pour marcher religieusement en silence, bitcher sur ces influenceuses qui nous font rire – halluciner – peur ou pour parler de sujets plus sérieux, je suis là.

    Aimé par 1 personne

    1. On montre jamais les psycho drame sur internet, ça sert à rien et puis j’ai trop de pudeur ou d’amour propre pour ça.
      Pour la randonnée, je le note dans un coin de ma tête avec plaisir 😉

      J'aime

  2. (désolée si mon message s’inscrit en double, je ne suis pas sûre que le premier soit passé… je te laisse supprimer le doublon !)
    Hello Karene ! Je viens ici après ton passage sur mon blog, la dernière fois que tu es venue sur mon blog (il y a un mois, peut-être?), j’étais venue aussi ici et je n’avais pas vu de changement, je me suis dit que tu étais en quelque sorte en pause, mais n’ayant plus instagram, je ne te suis plus là bas…. Je n’ai pas tout compris de ce que tu traverses (maladie chronique?), mais de ce que je comprends, je vois que ce n’est pas la fête…. J’imagine alors que le confinement était « spécial » et je comprends à quel point serrer les gens dans tes bras t’a manqué… La retraite à Compostelle, c’est une belle idée et tu auras sans doute l’occasion de t’y mettre ! La vie est une pute, certes, mais t’inquiète, parfois, on s’en sort, si, si… je te le promets, même si parfois, on ne voit pas d’issue. Mais il faut avancer, se faire confiance et surtout ne pas compter sur les autres : tu le dis, personne ne s’en est rendu compte, j’ai appris que oui, hélas, c’est comme ça, les gens sont souvent auto-centrés et même tes proches ne se rendent pas toujours compte ou ne comprennent pas. Je ne sais pas comment je pourrais t’aider, on ne se connait pas suffisamment, qui voudrait d’une aide d’une personne qu’on connait si peu, mais je t’assure de tout mon soutien virtuel ! Ici, nos projets « tombent » à l’eau pour cette année, mais c’est pas grave, la Pologne, ça sera pour plus tard, quand on pourra, et j’ai noté des idées de visites avec ton blog (Gdansk 🙂 Concernant le reste, la marche fait du bien et je compte m’y remettre : j’en ai peu fait pendant le confinement, puis dernièrement, j’ai tout de même profité de « mon heure / un kilomètre », parce que bon, j’en avais besoin! Courage ! Si un jour tu passes à Lille, envoie moi un mail (on devrait échanger nos N°) pour échanger autour d’un truc un peu gras et sucré ou autre chose si le coeur t’en dit 🙂 voire pour marcher : cet été, on bougera peut-être dans la région (tu y seras encore, je n’ai pas compris si tu quittais la région ou pas…) Bisous

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Vesper (je ne sais pas si tu as ok pour voir ton prénom sur les internets) pour ce message.
      J’ai vu hier que vous alliez devoir replonger votre voyage en Pologne, ça m’a fait mal au cœur mais comme tu dis, je ne pense pas qu’ils soient prêts à nous voir revenir pour le moment.
      Je reste dans le Nord, j’ai réintégrer la fonction publique cette fois dans la territoriale et toujours dans le valenciennois même si je me rapproche de nos amis belges.
      Promis, dès que cela sera possible je viendrais passer une après midi à Lille. Tu te rends comptes que je ne suis encore jamais allée chez Meert ? Je t’embrasse et merci pour ton message 😘

      J'aime

  3. Bon je pense que tu sais ce que je pense de tout ça…moi j’ai tout quitté et sombré, et le « hic » c’est que du trou noir il est très difficile de remonter.
    La psy ça me fait quand même du bien mais je n’avance pas assez vite…(il faut tomber sur la bonne personne, c’est rare de tomber direct sur le/la bonne)
    Bref trop long, trop compliqué à expliquer…On est tant à souffrir en silence parce qu’aller mal n’est pas dans l’air du temps, il faut que tout aille bien, ne pas déranger l’autre, ne pas montrer autre chose que du bonheur…c’est mal vu d’être déprimé etc
    Si le travail est ton ressort alors il faut toujours se rattacher à quelque-chose. Ma « technique » c’est de me dire que là maintenant, je respire et donc je vis…c’est dur à expliquer.
    Je ne peux pas en écrire plus parce que je pense que mon commentaire serait plus long que ton article….
    Bises

    Aimé par 1 personne

    1. Mon nouveau boulot (si je commence un jour) est ma nouvelle planche de salut ce qui fait très peur au toubib qui a peur de la chute beaucoup plus importante si ce dernier a été idéalisé surtout ces dernières semaines. Mais finalement je n’ai pas le choix, cette fois les émotions doivent se taire, rester muette le temps de remettre le reste en ordre et une fois en sécurité « matériellement » parlant (avoir un toit sur ma tête et un revenu)… je m’occuperais en profondeur du reste 😘

      J'aime

  4. Hello Kaki, tu restes ma youtubeuse-blogueuse-instagrameuse fétiche et pourtant, ton article aujourd’hui me montre bien à quel point on ne connaît pas les gens sur internet…
    A quel point un sourire sur internet ou un coup de gueule rigolo en story peut cacher une détresse importante…

    Je suis bien contente que tu viennes écrire ça ici et que tu sois restée sur le pont plutôt que d’avoir sauté… Au moins, ça donne l’occasion de te dire que je tiens à toi…
    Ça paraît bête parce que je ne te connais pas en vrai, mais pourtant tes mots me touchent beaucoup et ce qui t’arrive m’importe beaucoup.

    Alors sache que si ton trajet change pour ton voyage à Compostelle et que tu es amenée à t’approcher de Toulouse, ça me ferait plaisir de t’accompagner sur une partie de trajet, de t’offrir le gîte et le couvert pour avoir l’occasion de te découvrir en vrai…

    J’espère que ce nouveau travail, ainsi que les changements que tu as décidé pour ta vie t’aideront à retrouver plus de sérénité. N’hésite pas à revenir en parler, il semble que tu aies quelques oreilles attentives ici prêtes à t’écouter…

    Aimé par 1 personne

    1. OH Céline, il faut arrêter d’être si gentille parce que mon petit coeur est encore un peu fragile sous ma grande gueule et les larmes me montent vite. Tu es aussi une belle rencontre de l’internet et si un jur, j’ai le bonheur de passer par Toulouse, évidement que l’on ira boire un verre ensemble et je te retrourne l’invitation si tu viens sur Lille ou Bruxelles!
      Merci d’être là 😉

      J'aime

  5. Coucou Kaki,
    Et bien… et je suis là dans mon salon, un peu con, plutôt abasourdie. Pour la séparation, j’avais compris même si j’avais loupé certaines de tes stories. Pour le reste j’en étais bien loin. Je ne sais pas si ça sert mais je pense bien à toi de part les kilomètres. Tu sais (ou pas) que je te suis depuis longtemps et je n’aime pas du tout mais alors pas du tout te lire ainsi. J’espère vraiment que la vie n’est pas toujours une pute et qu’elle nous fait aussi des cadeaux. Je ne sais trop que dire. Alors je te serre fort et t’embrasse.
    Gwen

    Aimé par 1 personne

    1. Je vois al vie bien plus méchante qu’elle ne l’est quand elle ne veut plus aller dans mon sens, je crois…
      Merci pour ce calin virtuel et d’être la depuis si longtemps, je sais que tu commentes les billets où je touche le fond et ca fait un bien fou de pouvoir compter sur certaines d’entre vous 😉

      J'aime

  6. Nous sommes tous un rayon de soleil pour quelqu’un, mais on ne le sais pas toujours…Dixit le petit Prince…( et tu le sais, je l’ai déjà écrit)
    Tu vois, je supposais que tu n’allais pas bien et je n’ai pas osé te poser la question…. j’en ai eu la certitude quand tu as parlé de St jacques, mais je n’ai toujours pas posé la question.
    Quand j’ai proposé de t’envoyer une pelle par UPS, je savais …. mon instinct et mon histoire me disait c’est dangereux pour elle en ce moment………….là je mesure toute la difficulté « d’Être proche » via les réseaux sociaux, mais de ne pas « être » dans le vie réelle des personnes que l’on suit car on les apprécie….Si tu veux et même si je pleure beaucoup en ce moment (Chat Samourai) je suis là, réellement là pour toi que je ne connais pas, mais que j’aime beaucoup.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, du coup j’avais bien aimé cette phrase, et j’avoue ne jamais avoir lu Le petit prince et je ne sais pas comment c’est possible, d’ailleurs!
      C’est marrant que tu me rappelles l’histoire de la pelle, parce qu’à ce moment là, j’ai su que tu avais compris et tu as été la première dans mon « entourage » et si tu savais comme ça m’avait fait du bien sur le moment 😉
      Je sais que c’est pas facile pour toi non plus en ce moment, rapport à Samouraï alors je te fais plein de gros bisous virtuels :/

      J'aime

  7. Je m’étais posé des questions sur ta relation quand j’ai compris sur tes vidéos insta que tu dormais seule, mais je me suis dit que ça devait être à cause du confinement (à ce sujet, est-ce que tu peux mettre ton cousin avec les chats dans le bon sens ? Ca me perturbe que les têtes soient en bas)

    Tu dis que personne n’a vu, est-ce que depuis tu as parlé à ces personnes de ton état depuis ? Je pense à tes parents et à ton fils principalement. Il faut qu’ils sachent, pas pour qu’ils aient mauvaise conscience de n’avoir rien vu, mais parce que quand on fait croire aux gens que on est un roc ils finissent par le penser. On n’est pas toujours obligé de faire semblant, on a le droit de ne pas faire semblant. Même si parfois c’est plus difficile de ne pas faire semblant… ne pas faire semblant fut pour moi ma planche de salut.

    Le spécialiste auquel tu as « parlé » n’est pas le bon, si tu n’es pas prête pour le moment à le faire alors tu as raison attendre de remettre en ordre le coté matériel avant de penser à t’occuper de ce qui est dans ta tête. On ne peut pas courir deux lièvres à la fois. Mais faire un travail en profondeur ça aide bien à savoir exactement qui on est, et pourquoi on a vécu tel ou tel chose.

    Le dernier paragraphe que tu as écrit me fait penser à cette phrase

    « L’homme qui se lève est plus fort que celui qui n’est jamais tombé. »
    -Viktor Frankl- (professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie

    Aimé par 1 personne

    1. J’ai remis le coussin à l’endroit et je t’ai même fait un clin d’oeil à ce sujet sur ma storie du jour…
      Je vais d’abord me concentrer sur ce que je peux réparer et fixer seule et puis quand ca ira de ce coté là, je me ferais aider pour le reste, il le faut !
      Je te fais plein de bisous 😉

      J'aime

  8. Je suis très touchée par ce article et impressionnée aussi sur ta capacité de rebondir aussi vite. Bon courage pour la cohabitation, je me doute que quand on a pris une décision, on a envie que ca arrive vite !

    Aimé par 1 personne

    1. Ca fait un moment que ca ne va plus du tout et même si je ne voulais pas le voir, inconsciemment ça a fait son chemin mais ca n’a pas été rapide du tout, j’ai même été très longue à la détente mais bon…
      Oui, la cohabitation va être très compliquée, heureusement il va y avoir des vacances 😉

      J'aime

  9. Oh Karen je suis tellement désolée ! Je n’avais pas compris que ton couple allait mal avant le confinement et que toi même allais si mal. Les gens qui nous sont proches sont facilement abusés par ce qu’on veut bien leur montrer.
    Un nouveau travail qui occupera ton esprit peut être bénéfique mais si tu es fatiguée moralement ça peut être trop pour toi de te concentrer, je sais de quoi je parle.
    Je t’envoie plein de bisous, nous sommes toutes là virtuellement pour te soutenir.

    Aimé par 1 personne

    1. Je t’avoue que là tout de suite, je suis crevée mais tellement heureuse de ce nouvel environnemen professionnel que je vais un peu me jeter dedans pour me « réparer » un peu. Aider les autres m’a toujours fait grand bien 😉

      J'aime

  10. Je te suis depuis un moment sur Instagram mais c’est la première fois que je viens sur ton blog. Encore un effet du confinement : ces dernières semaines, je t’ai suivi quotidiennement (ou presque) sur Insta et ce soir, après t’avoir écoutée parler de ton nouveau boulot, j’ai eu envie de lire ton billet. Et quelle claque ! Déjà, parce que ton écriture est très belle, elle a une profondeur je trouve. Et puis évidemment, une claque parce que derrière l’écran de son téléphone, on ne connait la vie intime de ceux que l’on écoute. Je voulais te dire bravo également, ça n’a pas du être facile de poser tes mots sur tes maux. Et parce que je me reconnais un peu dans ce que je lis (et ce que j’entends sur Insta) et que mes mots résonneront peut-etre en moi, je te souhaite le meilleur pour la suite, dans ton processus d’apaisement de l’âme et de guérison.

    Aimé par 1 personne

    1. Bienvenue par ici Emilie, bien que je ne sois pas très assidue, c’est un peu quand ça me prend cette affaire là 😉
      Merci pour tes mots, je sais qu’ici j’ai un soutien réconfortant et ça fait un bien fou!

      J'aime

  11. Bordel que d’ épreuves.
    Ça a dû être terrible de se rendre compte que personne n’ a rien vu de ta souffrance.

    J’ ai connu ça s’ effondrer chez le médecin à la question comment ça va.Une fois le sac vidé et avoir crié sur les toits que j’ étais épuisée chez moi et au boulot ça a fini par rentrer dans les têtes.

    Elle est forte ton histoire de faire le chemin de Saint Jacques.
    Ça me fascine.La méditation la sophrologie et le yoga pourraient peut être t’ aider à vivre.
    Plein de bisous et prends soin de toi

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, je pense que c’est ce qui a été le pire, que personne ne voit… Elle continue de faire le clown alors tout va bien… C’est tellement facile de ne pas regarder là où c’est moche…

      On est quand même beaucoup je trouve, à flirter avec le burn out, c’est flippant et du coup, je pense que ce virus mine de rien, il nous a permis de nous poser et de réfléchir un peu au futur… Faut bien lui trouver un truc positif à celui-ci!

      J'aime

  12. Hello, je te suis depuis longtemps sur instagram mais je commente rarement. Ton blog, je l’avais presque oublié et aujourd’hui je me dis que tiens, je vais aller faire un tour. Je suis tellement désolée pour toi si tu savais…Je n’ai vu que ton humour et tes coups de gueule sur insta, rien vu de ta détresse, je n’ose imaginer à quel point tu as du te sentir seule que tes proches ne comprennent pas que tu allais mal.
    Ce nouveau boulot est une grande chance qui va te permettre d’avancer et de supporter la cohabitation jusqu’au jour où tu pourras reconstruire ailleurs, autre chose.
    Moi je n’ai plus de boulot depuis un moment, démission pour éviter le burn out et rester fidèle à mes valeurs, sans parachute. Et bien ça a été une « chance », qui m’a permis d’accompagner durant deux ans ma maman qui soignait mon papa jusqu’à son décès. Après, j’ai trouvé du travail en indépendante, et depuis le début du confinement perdu mes clients. Là encore, c’est « bien tombé », cette fois ci c’est ma maman qui a passé 3 semaines en soins intensifs et nous a quittés tout récemment….Je n’ai envie de pas grand chose, pas la force de chercher du travail, et pourtant je sais que travailler me permettrait de garder la tête hors de l’eau, alors bientôt je vais me faire violence et me remettre dans la vraie vie des gens qui bossent. Une fois ce terrible double deuil passé…
    Bon courage à toi, rien n’arrive par hasard c’est ce que je crois, et on en ressort différent, cassé un peu, mais plus fort aussi, en tous cas je me le répète non stop !

    J'aime

  13. Je n étais pas venue sur le blog depuis longtemps et là je reste sans voix. … loin d avoir imaginée ne sait ce qu un petit bout. J espère de tout mon coeur que le courage que tu as eu de tout chambouler pour te donner toutes les chances d arriver à ce que tu souhaites. Je t embrasse

    Aimé par 1 personne

  14. Je prends enfin le temps de venir faire un petit tour sur ton blog et comme beaucoup, je ne me doutais pas de ce que tu vivais dans tes moments les plus sombres. Evidemment les proches sont souvent les moins bien réceptifs aux signes et puis on est parfois très forts dans la dissimulation, derrière l’armure qu’on s’est façonné si admirablement… De ce que j’entraperçois de toi, je vois une femme forte, qui sait avancer, de questionner, se projeter, envers et contre tout. Et puis et puis et puis, nous les followeeerz, on est là malgré tout, pour bitcher avec toi, pour être l’oreille inconnue mais attentive et peut-être qu’on a tout autant besoin de toi, dans nos épreuves à nous et que ça fait du bien de se dire qu’on est pas tout seul à être dans le trou, et qu’on est capable à plusieurs à se faire la courte échelle pour remonter à la lumière 🙂 des bisous

    Aimé par 1 personne

    1. Comme je le dit depuis de nombreuses années maintenant, j’ai la chance d’avoir des femmes très fidèles derrière ce blog ou sur Instagram, vous êtes souvent d’une aide précieuse 🙂

      J'aime

  15. Bon Dieu (oui, je jure comme c’est pas permis), je n’ai rien vu de ton mal-être, c’est là que l’on se rend compte du décalage entre Internet et la vraie vie. Te lire m’a fait venir les larmes aux yeux, peut-être parce que je ne connais que trop bien ce sentiment (mais ça c’est une autre histoire). Dur de se rendre compte que tes proches n’ont pas été réceptifs, parfois on cache tellement bien les choses pour ne pas les inquiéter. Je ne sais pas comment tu as fait pour continuer à nous faire sourire sur Instagram alors que tu devais traîner derrière toi un sac si lourd. Je comprends ce besoin de partir, de se retrouver face à soi, de se recentrer. Chapeau bas d’avoir eu la force et le courage de parler de ce que tu as traversé. J’espère de tout coeur que tu trouves sérénité et apaisement. Je me permets une bisette 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Le plus dur c’est vraiment la déception par rapport aux proches, ils leur a fallut me voir m’effondre littéralement pour comprendre et pour être honnête avec toi, encore aujourd’hui, la pilule a du mal à passer. Mais bon, il faut passer à autre chose…
      Parler de mes maux, une fois qu’ils sont digérés, je gères plutôt bien.
      Et merci de ta patience et ton acharnement à pouvoir me laisser un message ici, ca fait vraiment très plaisir 😉

      J'aime

  16. Coucou ma Karen,
    J’ai lu ton message quand tu l’as posté et je suis tombée de haut ! Qui l’eu cru n’est ce pas ? J’ai eu envie de te répondre tout de suite mais il me fallait trouver la force d’écrire parce que ton message résonne tellement en moi. Mais comme on ne se suit que sur les réseaux sociaux, c’est bien facile de donner le change et de faire croire que sa vie est belle (attention ce n’est pas un jugement, juste la réalité des choses). En même temps, qui aurait envie de voir des photos insta d’une plaquette d’anti-dépresseur, d’une nana au fond de son lit qui ne trouve pas la force de se lever… Bah oui faut faire « rêver » (même si nos Instas sont plutôt le reflet d’une vie « normale ») !
    Et pourtant, je connais tout ce par quoi tu es passée. Sombrer, se demander pourquoi on vit, est ce qu’on aura encore la force de se lever demain, qu’est ce qui nous retient, à quoi elle sert la vie, et les proches qui ne voient rien parce que on doit donner le change sûrement…
    Je suis tombée de haut parce que tu me renvois l’image d’une femme forte, qui sait ce qu’elle veut, indépendante et ayant traversé déjà tellement d’épreuves et avec une force de caractère. Celle que la vie n’atteint pas… Alors tu vois, on se trompe.
    Je te comprends parce que moi la femme d’1m82, celle qui parait froide et hautaine, celle qui fonce tête baissée… C’est comme ça que l’on me voit alors que je suis une hypersensible anxieuse dotée d’une mélancolie latente et dont la quarantaine n’arrange pas les choses. Tu vois un peu le portrait ?Moi aussi je fais un peu le bilan de ma vie et me demande ce que j’ai accomplis pour moi ? Et fnalement pas grand chose. J’ai toujours eu des rêves sans jamais oser les réaliser, la faute à mes angoisses. Si, cette année j’ai réalisé le roadtrip familial qui me faisait tant envie depuis des années ! Une petite victoire. Alors j’ai cru que tout allait bien, que ça y est j’allais mieux et j’ai arrête les pilules magiques. Sauf que c’était sans compter sur le confinement qui arrivait 15 jours après. J’ai tenu… 3 moi… et puis j’ai replongé dans ma tristesse… et repris les pilules magiques parce que pour le moment, je ne peux pas faire sans.
    Ton projet de St Jacques t’a permis de relever la tête et ça c’est formidable ma belle. J’ai souvent envie de tout plaquer pour partir et me retrouver comme tu as pu le faire en Pologne mais je suis tenue par une vie de famille et un boulot alors j’essaye de trouver des projets réalisables mais c’est compliqué. Et puis je suis une angoissée moi, alors partir seule à l’étranger, faut encore que je travaille sur moi même. D’ailleurs c’est un peu mon problème, je dépends trop des autres !
    C’est pour ça que je t’avais proposé de t’accompagner sur quelques étapes, même sans parler, juste partager…
    Bref, je ne sais pas si ce message te fera du bien. Mais tu es une belle femme ma Karen, dôtée d’une force dont tu ne dois pas douter et après la pluie vient toujours le beau temps même si entre deux le ciel est gris. La roue tourne, pour tout le monde.
    Pense à toi.
    Je t’embrasse
    J.

    P.S : si tu as envie de venir dans ma contrée ou si tu as envie de me faire visiter ta contrée, ce sera avec grand plaisir que je passerai une journée avec toi. Ca nous ferait peut être du bien !

    J'aime

    1. Quand tout ira mieux autour de nous, on se fera un dej à deux ou même à trois avec Anne-Lise.
      Merci pour tes mots ca fait tellement de bien de se sentir soutenu.
      J’ai été une grande angoissée et elles ont considérablement diminuées quand mon fils est devenu jeune homme, mon doc dit que je n’ai plus peur qu’il m’arrive quoi que ce soit car mon fils peut maintenant se débrouiller… J’ai toujours agit en maman solo alors c’est peut etre pas tout à fait faux 😉

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s