Blabla·Indiscrétions

Chronique d’une séparation. (1)

Je ne sais pas. J’ai ouvert une nouvelle page en me disant pourquoi pas, mais est-ce que je vais vraiment tout partager et de quelle manière.

Non, parce que cette séparation, elle peut paraitre brutale mais l’agonie de mon couple a été si longue! Et puis, ce genre d’article, il est forcément à charge puisque c’est mon point de vue. Et puis, et puis, je suis tellement navrante d’avoir laissé les choses se dégrader à ce point et surtout de ne pas voir vu la « vérité vraie », d’avoir continuer à faire confiance.

Avant d’aller plus loin et au vu de la dernière phrase, il n’y a pas eu d’infidélité, enfin je ne crois pas mais aujourd’hui, je ne mettrais ni ma tête ni même un doigt à couper.

separation

Pour éviter d’aller te faire cliquer sur un ancien billet, je te remet en dessous (en italique) ce que je te racontais de lui en 2017 (perso, je ne relis pas, je n’en ai pas envie):

L. et moi, on s’est rencontré sur un site de rencontre et on a discuté des semaines avant d’enfin se rencontrer. J’aimais ses mots mais j’avais peur d’être déçue, une fois de plus, à la sacro sainte étape de la rencontre et puis, un jour férié un peu tristoune (à cause de la grisaille légendaire de ma région), on a finit par franchir le pas. La complicité a perduré et j’ai de suite eu envie de le « toucher » (n’y vois aucune allusion sexuelle, c’est pas le genre de la maison!), j’ai un besoin de contact presque vital quand je suis attirée par quelqu’un. Je suis un chat plus qu’échaudé et je me suis très vite demandée où était le loup, parce que bon là tout était presque trop beau! Le loup n’a pas tardé à faire son apparition, L. était en transit puisque muté quelques semaines après notre rencontre à plus de 800 kilomètres. On a quand même finit par vouloir vivre ce qu’il y avait à vivre (on aurait tout le temps de ramasser nos dents plus tard) et il est parti. Oui, je sais c’est triste. Mais très vite, il est revenu les week-end, jusqu’à ce que j’y mette un frein. Je venais de quitter un mari trop souvent absent et ce mode de vie me rappelait de très mauvais souvenirs mais L. ne l’a pas entendu de cette oreille. Il a cherché un nouveau boulot près de Valenciennes, a donné sa démission qui a finalement été refusé (on ne m’a JAMAIS refusé une démission, j’suis un peu jalouse sur ce coup là mais passons, on n’a pas toute la semaine non plus!) et son patron a accepté que le L. réintègre son ancienne région (sous condition d’un déplacement par mois d’une semaine, ce que j’ai trouvé envisageable #kakidiva) et depuis nous filons le parfait amour. Bon, là je fais me maligne, je résume pour les besoins de la narration mais elle est super jolie cette histoire, en tout cas, ce début d’histoire non?

Il y a un peu moins d’un an, j’ai commencé timidement à chercher un nouveau nid pour Baptiste et moi, envie d’investir pour un toit au lieu de payer bêtement un loyer (argument imparable de la vieillesse qui s’installe) et j’ai commencé à passer mes soirées à compulser les petites annonces en provoquant la colère de L. qui se demandait où il devait se situer dans mes projets puisque bien évidement, j’avais en tête d’acheter seule! Qu’à cela ne tienne (je ne suis pas si chiante qu’il y parait, loin de là), que l’on achète ensemble si Monsieur ne se retrouve pas dans mes futurs plans… Et j’ai continué à lire les annonces immobilières à deux.

Nous avons visité deux maisons, et avons acheté la seconde. Je ne m’attarde par sur ce sujet, j’y reviendrais d’ici quelques temps (juste le temps de convaincre L. de poster quelques photos sur ce support). Clairement la recherche du nid idéal n’a pas été la quête du Saint Graal, lmais plutôt comme une évidence… Un peu comme tout le reste avec cet homme finalement.

J’ai décidé de vivre les choses comme elles viennent, d’essayer d’arrêter d’imaginer le pire et de profiter de l’instant présent. Après un mariage (et un divorce), quelques histoires de coeur qui ont mal fini, je me suis résolue à ne plus faire de plan sur la comète mais à ne plus m’empêcher de vivre non plus. Je ne sais pas si L. est l’homme de ma vie, à l’instant T je l’espère du plus profond de mon coeur mais je ne mettrais jamais ma tête sur un billot à ce sujet! Pas folle la guêpe…

C’était il y a 3 ans et je ne comprends pas comment les choses ont si vite basculées. Enfin si, mais en si peu de temps c’est assez fou. Ici, je n’ai jamais triché, ni menti alors je vais raconter ma vérité telle que je l’ai vécut et je sais d’expérience que ta lecture sera bienveillante (sache que si ce n’est pas le cas, je suis la taulière et tu finiras dehors -p).

Nous avons vécut encore une année sur un petit nuage et très vite, tout s’est dégradé. Au même rythme que ma santé mentale à l’époque et je réalise que je n’ai vraiment pu compter sur personne. Pas même sur lui. Autant achevé mon ego de suite, la séparation n’est pas venu de moi mais de lui. Ca non plus, je ne connaissais pas.

Un jour, il y a une baisse de désir, et puis plus de désir du tout. Le pire? Le mensonge! Ma faute? Y avoir cru! Monsieur a invoqué un problème mécanique et moi, j’y ai cru (ou fait semblant d’y croire parce qu’à l’époque j’avais autre chose à faire que de me pencher sur ce sujet). Il a refusé d’en parler à un professionnel de santé, trop gênant selon lui et là encore, j’ai laissé pisser, comme on dit. Les mois ont passé et toi même tu sais, si on n’est plus capable de se rapprocher de ce côté-là, ça sent quand même fortement le sapin.

Une nuit d’insomnie où je subissais ses ronflements, j’en ai eu ras la quiche, j’ai attrapé mon oreiller et je suis montée au deuxième étage, dans la chambre d’amis. Je venais d’achever ce qu’il restait de notre « couple ». Il n’a fait aucun reproche, ni demandé aucune explication et avec le recul aujourd’hui, je comprends bien que ça a du drôlement l’arranger. On ne peut pas se disputer avec cet homme, il ne veut pas. Il refuse le conflit et j’ai eu beau lui expliquer sur tous les tons, que dans un couple, les frictions étaient normales voir parfois salvatrices, avec lui, il allait falloir faire sans. Mais ne jamais rien pouvoir reprocher à l’autre, c’est selon moi, s’exposer à une bombe à retardement assez dévastatrice. On a continué à vivre ensemble mais séparément, aux yeux du monde en couple et chacun dans son coin, dans l’intimité. Des colocs qui ont acheté un bien commun en quelque sorte. Et là encore, pendant longtemps, la situation m’a convenu jusqu’à ce que ce ne soit plus le cas.

Avant que je réagisse, il a fallut soigner d’autres pans de ma vie dont je t’ai déjà parlé dans un autre article. Le Coronavirus est venu se mélanger à tout ça et je crois même qu’il a été l’élément déclencheur chez moi. Il fallait que cette situation s’arrête. Le fait d’être privé de ma sacro sainte liberté m’a permis de réaliser que j’étais tout simplement en train de passer à coté de ma vie et cette idée est devenue insupportable.

J’ai bien évidement lancé les hostilités et Monsieur a de suite opiné du chef, il n’avait juste pas eu le courage de prendre la décision. La lâcheté est le pire défaut chez un homme à mes yeux. Et des défauts, d’un seul coup, il se mettait à en avoir beaucoup.

Dans la foulée, on a mit la maison en vente sur Le Bon Coin, on a reçu un tas de réponses, fait 6 visites et avons eu 2 propositions d’achat au prix demandé sans contre visite et tout ça en moins de 5 jours. Ca allait beaucoup trop vite.
J’avais prit rendez-vous avec ma banque pour faire un bilan sur ma capacité d’emprunt en solo et la réponse a été pire qu’une douche froide. Oui, il y aurait possibilité de crédit mais pas avant que je sois intégrée à la Fonction Publique Territoriale puisque pour le moment j’y suis en détachement jusqu’au 01 février 2021.

Arrêt net de la vente de la maison, il est hors de question de partir d’ici en septembre pour une location de quelques mois et redéménager quelques mois plus tard à l’obtention de mon prêt. Beaucoup trop d’énergie et d’argent dépensés dans le vide. On s’est supportés pendant deux longues années, il va serrer les dents pendant quelques mois!

Bien entendu, quelques règles ont été mises en place comme le fait de ne plus poser nos congés aux mêmes dates et de ne pas être dans la maison sur ces périodes, pour permettre à l’autre de souffler par exemple.

Après un gros orage en pleine tempête (bonjour à mon coté marseillais), la situation semble stable jusqu’au prochain couac!

14 commentaires sur “Chronique d’une séparation. (1)

  1. Coucou,

    Pas de Kaki sur Instagram ce matin, ni sur Snapchat, mais un billet de blog à la place, c’est différent et agréable aussi de te lire…
    Pas facile cette histoire qui part en lambeaux assez vite finalement, difficile de tirer une croix sur une stabilité qui convenait bien, je n’imagine même pas dans quel état tu as pu être, tu es encore…
    Mais je crois qu’en effet, prendre une décision et faire un choix est salutaire, même si ça demande forcément de renoncer…

    Plein de bisous ma Kaki et bon courage pour cette période de transition qui t’apportera le meilleur ensuite…

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    1. Je suis sure que tout ira bien, je ne suis plus malheureuse de cette situation, juste envie de passer à autre chose sans avoir sous le nez le visage de celui avec qui on a vécut un échec 😉

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  2. C’est toujours triste une séparation…
    Le côté « positif » c’est le nouveau départ que tu as le temps de préparer…
    PS: parfois parler à des « inconnu.e.s » fait du bien car on a parfois peur du jugement de son entourage. (le jugement que l’on attribue aux autres est surtout le reflet de son propre jugement et cela nous fait peur d’y être confronté). ==>Je suis là!

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    1. Comme je le dis souvent malgré ce que l’on pourrait croire je n’aime pas le changement, j’aime la routine et ca peut très vite me contrarier, voir m’angoisser alors effectivement ça permet de faire les choses en douceur (et de réparer ce qui doit l’être avant la vente)…
      Je sais bien que tu es là et un grand merci d’ailleurs 😉

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  3. Ah, j’oubliais… moi je pense que parfois on est pas fait pour vivre en couple..;ce qui ne veut pas dire qu’on doit être « privé » d’une histoire d’amour.
    Mais simplement on peut aimer quelqu’un et aimer vivre seule..ce n’est pas la « norme » mais franchement on s’en fout!
    Bises

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  4. La vie à deux c’est vraiment basé sur le dialogue, et il faut parfois du courage pour se dire ce qui ne va pas ou ne convient plus, mais ce courage et cette parole peuvent être salvateurs. Non, la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais je ne t’apprends rien ! Ici en couple depuis 9 ans, après un divorce et quelques histoires sans lendemain, mais jusqu’à présent chacun chez soi à 40 km de distance. Ça commençait à nous abimer ce quotidien non vécu ensemble. Alors on se lance, j’ai l’impression de sauter dans le vide, mais maison achetée en début d’année, emménagement dans quelques semaines, j’ai hâte et peur à la fois !! Notre force (j’espère !!) c’est d’avoir traversé tellement d’epreuves ensemble qui auraient pu nous séparer mais qui nous ont rapprochés (grave maladie pour lui, puis double greffe, entre la vie et la mort, décès de mon Papa il y a un an, puis de ma Maman il y a un mois, j’ai été là pour lui, il a été et est là pour moi, et je suis encore en morceaux…). Bref, ce qui me fait peur, c’est nos habitudes de solitaires qui vont devoir s’acclimater à l’autre en permanence, mais pour en revenir à ton histoire, parler est tellement essentiel, se respecter et respecter l’autre, mais ne rien taire surtout…
    Tu es forte et courageuse, indépendante, tu vas avoir encore quelques mois compliqués mais bientôt ce sera derrière toi, courage !!!

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    1. Je pensais à toi cette semaine, je ne pose jamais de question par peur d’être intrusive.
      La fin d’un amour n’est en rien comparable à ce que tu vis… Un jour, mon prof de philo nous a dit que l’on ne devenait réellement adulte qu’à la disparition de ces parents, on n’est plus physiquement l’enfant de quelqu’un et ca m’a toujours trituré l’estomac… C’est toi qui est courageuse, en ce moment et bien plus que moi!
      Tu as de la chance d’être épaulée, je crois que ça m’a souvent fait défaut dans ma vie amoureuse surement parce que je donne l’impression de ne pas avoir besoin de l’être et que j’attire ce genre d’hommes… J’en sais rien…
      Bref! Je t’embrasse bien fort et plein de bonheur dans cette nouvelle maison et vie à deux

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  5. Crotte, zut, flûte. Je pensais que c’était pas loin d’être le bon, ce barbu…
    Ca m’a fait sourire un peu, parce que je suis un peu comme lui. Pour déclencher un conflit avec moi (dans un couple), faut se lever tôt. Et j’ai du mal à comprendre le concept de rabibochage sur l’oreiller, en général, probablement à cause de ça.
    En revanche, j’ai réussi à tirer sur le sparadrap plus rapidement que lui 🙂 (même si j’ai la fâcheuse tendance à recoller encore et encore le même sparadrap, comme tu le sais :)).
    Bref. ça craint. Et bizarrement j’ai l’impression que t’es zen sur le sujet (ptet que je me gourre jusqu’à l’omoplate, hein, c’est pas impossible).
    #TeamRoutineADuBon et #TeamVivreEnsembleMaisSeparementCEstBien 🙂 Gros becs ma Kaki. Je t’aime très fort. S

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    1. T’as tiré sur le sparadrap toi? J’ai raté quelques épisodes, je vais viendre bientôt à Paris pour me mettre a jour 🙂
      Je vais bien et moi aussi je t’aime fort… dis, tu te rappelles d’un starbuck et d’un banc dans la cour du Louvres? J’y pense souvent en ce moment, un grand moment de sérénités dans ma vie…😘

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  6. Des fois on est pas prêt(e) pour regarder les choses comme elles sont. Le mental pas assez armé pour regarder la situation. C’est une question de survie (dixit le psy bobologue)Trop dangereux de voir exactement ce qui ne va pas.
    Mais l’inconscient lui, il sait. D’où ce sentiment de mal-être qui n’a pas de causes apparentes.
    C’est toujours triste une histoire qui se termine, que ce soit 3 mois, 3 ans ou 30 ans de vie commune, le tout est surement de ne pas s’être perdue en chemin.
    Douces pensées à toi qui traverse ce moment .

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  7. Re-re-hello (c’est ça de venir sur un blog pour lire plusieurs articles à la suite)… Je suis désolée pour cette histoire qui se termine (et que j’avais commencé à suivre à l’époque où j’étais encore sur Instagram)… je ne savais donc pas que ça avait « capoté » et j’en suis navrée pour toi… d’autant que ça complique le quotidien :/ Je n’ai pas grand chose à dire, juste que je te souhaite d’aller vite mieux dans tous les domaines ! Bisous

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    1. Merci pour ton petit mot mais aujourd’hui, tout va bien. Nous sommes apaisés tous les deux, j’ai trouvé un nouveau boulot qui m’épanouit davantage et il ne reste que des formalités qui vont prendre quelques mois donc patience 😉

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